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TEXTES HISTORIQUES


Rapport Durham
DIAGNOSTIC


UNE LUTTE DE RACE

Je m'attendais à trouver un conflit entre un gouvernement et un peuple; je trouvai deux nations se faisant la guerre au sein d'un seul Etat; je trouvai une lutte, non de principes, mais de races; et je m'aperçus qu'il serait vain d'essayer d'améliorer les lois et les institutions, avant d'avoir d'abord réussi à mettre un terme à la haine mortelle qui divise maintenant les habitants du Bas-Canada en groupes hostiles de Français et d'Anglais


ESCALADE

L'hostilité nationale n'a pris son influence permanente que depuis quelques années et elle ne s'est pas montrée partout à la fois ( ... )

L'insurrection de 1837 compléta la scission. Depuis le recours aux armes, les deux races se sont distinctement et complètement dressées l'une contre l'autre ( ... )

L'exaspération ainsi produite s'est étendue à l'ensemble de chaque race. Les Anglais les plus justes et les plus sensés, ceux dont la ligne de conduite avait toujours été des plus libérales, ceux qui avaient toujours préconisé la politique la plus modérée dans les disputes provinciales paraissent depuis ce moment avoir pris parti contre les Français, aussi résolument, sinon aussi férocement, que le reste de leurs compatriotes, et avoir concouru à la résolution de ne jamais se soumettre de nouveau à une majorité française ( ... )


DES PRETEXTES

Les Canadiens français ont essayé de cacher leur hostilité à l'influence de l'émigration anglaise et à l'introduction des institutions britanniques sous l'apparence d'une guerre contre le Gouvernement et ses défenseurs qu'ils représentaient comme une petite faction de protégés corrompus et insolents; majoritaires, ils ont invoqué les principes du contrôle populaire et de la démocratie et ont fait appel avec assez de succès aux sympathies des hommes politiques libéraux de toutes les parties du monde.

Les Anglais voyant leurs adversaires en collision avec le Gouvernement ont crié à la loyauté et à l'attachement à la connexion britannique et dénoncé les desseins républicains des Français qu'ils désignent ou plutôt qu'ils avaient coutume de désigner sous l'appellation de radicaux.


ET QUELS FRANCAISI

Pour concevoir l'incompatibilité des deux races au Canada, il ne suffit pas que nous nous représentions une société composée en proportion égale de Français et d'Anglais. Nous devons considérer quelle sorte de Français et d'Anglais sont ceux qui sont mis en contact et dans quelles proportions ils se rencontrent.

Les institutions de la France durant la période de colonisation du Canada étaient, peut-être, plus que celles d'aucune autre nation européenne, propres à réprimer l'intelligence et la liberté de la grande masse du peuple.

Ces institutions suivirent le colon canadien au delà de l'Atlantique. Le même despotisme central, mal organisé, stationnaire et répressif l'opprima ( ... )

Il obtenait ses terres d'après une tenure remarquablement calculée pour augmenter son bien-être immédiat et pour entraver son désir d'améliorer sa condition; il fut placé à la fois dans une vie de travail constant et uniforme, d'un grand confort matériel, et de dépendance féodale.

L'autorité ecclésiastique à laquelle il avait été habitué établit ses institutions chez lui; et le prêtre continua à exercer sur lui son ancienne influence.

Aucune disposition générale ne fut prise en faveur de l'instruction; et comme la nécessité n'en était pas appréciée, le colon ne fit aucun effort pour réparer la négligence de son Gouvernement.

Cela ne doit pas nous surprendre que, dans de telles circonstances, une race d'hommes habitués aux travaux incessants d'une rude et rudimentaire agriculture, et habituellement enclins aux réjouissances de la société, rassemblés dans des communautés rurales, occupant des portions d'un sol entièrement disponible et suffisant pour pourvoir chaque famille de biens matériels bien au-delà de leurs anciens moyens - qu'ils demeurèrent, sous les mêmes institutions, le même peuple ignorant, inactif et stationnaire.

Le long des rives alluviales du Saint-Laurent et de ses affluents, ils ont défriché deux ou trois bandes de terres, les ont cultivées avec la plus mauvaise méthode de petite culture, et établi une série de villages continus, qui donnent au pays des seigneuries l'apparence d'une rue sans fin.

Outre les villes qui étaient les sièges du gouvernement, aucune ville ne fut établie; les grossières étoffes du pays étaient et sont encore fabriquées dans la chaumière par la famille de l'habitant; et une partie insignifiante de la population tirait sa subsistance du commerce à peine perceptible de la province.

Toute l'énergie qui existait parmi la population était employée dans la traite des pelleteries et dans les occupations de la chasse qu'eux et leurs descendants ont poussées jusqu'au-delà des Montagnes Rocheuses et monopolisent encore, dans une grande mesure, dans toute la vallée du Mississipi ( ... )

Ils s'attachèrent aux anciens préjugés, aux anciennes lois, non pas à cause d'un fort sentiment de leurs effets avantageux mais avec la tenacité irraisonnée d'un peuple ignare et stationnaire ( ... )

La conquête les a très peu changés. Les classes plus élevées et les habitants des villes ont adopté quelques coutumes et quelques sentiments anglais; mais la négligence constante du Gouvernement britannique laissa la masse du peuple sans aucune des institutions qui l'auraient élevée à la liberté et à la civilisation.

Elle les a laissés sans l'instruction et sans les institutions de self-government local qui auraient assimilé leur caractère et leurs habitudes, de la manière la plus facile et la meilleure, à ceux de l'Empire dont ils devinrent partie.

Ils demeurent une société vieillie et stationnaire dans un monde nouveau et progressif. Essentiellement, ils sont encore Français, mais des Français différents sous tout aspect de ceux de la France actuelle. Ils ressemblent plutôt aux Français des provinces sous l'ancien régime.


ET QUELS ANGLAIS

Les circonstances des débuts de l'administration coloniale exclurent les natifs canadiens du pouvoir et mirent tout les emplois de confiance et de profit aux mains d'étrangers d'origine anglaise.

Les plus hautes fonctions judiciaires étaient confiées à la même classe de personnes ( ... )

Ce fut peu de temps après la conquête qu'une autre classe plus nombreuse de colons anglais commença à pénétrer dans la Province.

Le capital anglais était attiré au Canada par la vaste quantité et la nature précieuse des produits d'exportation du pays et par les grandes facilités de commerce que procurent les moyens naturels des communications intérieures.

L'ancien commerce du pays fut conduit sur une échelle plus grande et plus profitable et de nouvelles sources d'industries furent exploitées.

Quelques-uns de l'ancienne race ont souffert de la perte occasionnée par le succès de la concurrence anglaise; mais tous ont ressenti encore plus vive. ment l'accroissement d'une classe d'étrangers entre les mains desquels la richesse du pays paraissait se concentrer et dont le faste et l'influence éclipsaient ceux de la classe qui avaient auparavant occupé le premier rang du pays.

L'intrusion des Anglais ne s'est pas limitée, non plus, aux entreprises commerciales.

Petit à petit, ils ont occupé de grandes étendues de terre; ils ne se sont pas bornés à la région inculte et éloignée des townships.

Le riche capitaliste a investi son argent dans l'achat de propriétés seigneuriales; et l'on estime aujourd'hui qu'une bonne moitié des meilleures seigneuries appartient actuellement à des propriétaires anglais ( ... )


TOUT LES SEPARE

Les deux races, ainsi distinctes, ont été amenées à former la même société dans des circonstances qui rendaient leurs contacts inévitablement une cause de collision.

La différence de langue d'abord les tenait séparés.

Ce n'est nulle part une vertu de la race anglaise de tolérer toutes manières, coutumes ou lois qui lui apparaissent étrangères; accoutumés à se former une haute opinion de leur propre supériorité, les Anglais ne prennent pas la peine de cacher aux autres leur mépris et leur aversion pour leur usage. Ils ont trouvé chez les Canadiens français une sont. me égale de fierté nationale; fierté ombrageuse mais inactive qui porte ce peuple non pas à s'offenser des insultes, mais plutôt à se garder à l'écart de ceux qui voudraient le tenir dans l'abaissement.


LA RIVALITE

La population anglaise (une population d'immigrés entreprenants) regardait les Provinces américaines comme un vaste champ de colonisation et de spéculation, et conformément à l'esprit commun des habitants Anglo-Saxons de ce continent, elle pensait que la première tâche du Gouvernement était de promouvoir, par tous les moyens législatifs et administratifs possibles, l'accroissement de la population et l'accumulation de la propriété ( ... )

Sans aller jusqu'à accuser l'Assemblée du dessein prémédité de faire échec au peuplement et au pro. grès du Bas-Canada, on ne peut nier qu'ils regardaient, avec beaucoup de jalousie et d'aversion, l'augmentation et la prospérité de ce qu'ils considéraient comme une race étrangère et ennemie; ils regardaient la Province comme le patrimoine de leur propre race; ils la considéraient non comme un pays à coloniser, mais comme un pays déjà colonisé ( ... )


LE RECOURS AUX ARMES

La perfide tentative du parti français de mettre à exécution ses objectifs politiques par un appel aux armes, entraîna ces races hostiles dans un conflit armé et généralisé ( ... )

La population française, qui avait pendant quelque temps exercé un pouvoir considérable et croissant par l'intermédiaire de la Chambre d'Assemblée, trouva ses espérances inopinément réduites à néant.

La force physique qu'ils avaient pronée fut mise à l'épreuve et se révéla totalement inefficace. L'espérance de retrouver leur prépondérance antérieure dans une constitution semblable à celle qui a été suspendue a presque cessé d'exister.

Privés de toute participation réelle au gouvernement de leur pays, ils méditent en silence sur la mémoire de leurs compatriotes morts, sur leurs villages brûlés, sur leurs propriétés ruinées, sur leur prépondérance abolie et sur leur nationalité humiliée.


IMPOSSIBLE RECONCILIATION

Jamais plus la présente génération de Canadiens français ne consentira à se soumettre loyalement à un gouvernement britannique; jamais plus la population anglaise ne tolèrera l'autorité d'une Chambre d'Assemblée où les Français posséderont une majorité ou même s'en approcheront.


REMÈDE


L'URGENCE DE LA SITUATION

Les désordres du Bas-Canada n'admettent pas le délai; la forme actuelle de gouvernement n'est qu'un assujettissement temporaire et forcé.


LE PLAN PROPOSE

Le plan par lequel on se proposerait d'assurer la tranquillité du gouvernement du Bas-Canada doit renfermer en lui-même les moyens de mettre fin à l'agitation des querelles nationales à la Législature, en déterminant une bonne fois et pour toujours le caractère national de la Province.

Je n'entretiens aucun doute au sujet du caractère national qui doit être donné au Bas-Canada; ce doit être celui de l'Empire britannique; celui de la majorité de la population de l'Amérique britannique, celui de la grande race qui doit, dans un laps de temps de courte durée, être prédominante sur tout le continent nord-américain.

Sans opérer le changement ni trop rapidement ni trop rudement pour ne pas froisser les sentiments et ne pas sacrifier le bien-être de la génération actuelle, ce doit être désormais la première et ferme intention du Gouvernement britannique d'établir une population anglaise, avec les lois et la langue anglaises, dans la Province, et de ne confier son gouvernement qu'à une Législature décidément anglaise.

On peut dire que c'est une mesure sévère pour un peuple conquis;

que les Français étaient originairement la totalité et sont encore la masse de la population du Bas-Canada;

que les Anglais sont de nouveaux venus qui n'ont pas le droit de réclamer la disparition de la nationalité d'un peuple au milieu duquel les a attirés leur esprit d'entreprise commerciale. ( ... )

Mais avant de décider laquelle des deux nations doit maintenant être placée en état de suprématie, il n'est que prudent de se demander laquelle des deux doit en fin de compte prévaloir; ( ... )

La question est la suivante: par quelle race est-il vraisemblable que la zone inculte qui couvre maintenant les riches et vastes régions entourant les districts comparativement petits et resserrés où les Canadiens français sont établis soit par la suite convertie en un pays peuplé et florissant?


LES ANGLAIS SUPERIEURS EN TOUT

Les Anglais détiennent déjà la majorité des plus grandes propriétés du pays;

ils ont pour eux une incontestable supériorité d'intelligence;

ils ont la certitude que la colonisation doit augmenter leur nombre jusqu'à devenir une majorité;

et ils appartiennent à la race qui détient le Gouvernement impérial et qui domine sur le continent américain;

Si nous les laissons maintenant en minorité, ils n'abandonneront jamais l'assurance de devenir une majorité par la suite et ne cesseront jamais de poursuivre le conflit actuel avec toute la fureur avec laquelle il fait rage en ce moment. ( ... )


LES RESTES

Les Canadiens français, d'autre part, ne sont que les restes d'une ancienne colonisation, et sont et devront toujours être isolés au milieu d'un monde anglo-saxon.

Quoiqu'il puisse arriver, que le gouvernement qui sera établi au-dessus d'eux soit britannique ou américain, ils ne peuvent entrevoir aucune espérance pour leur nationalité.

Ils peuvent se séparer de l'Empire britannique à moins d'attendre que quelque cause générale de mécontentement les détache eux et les colonies environnantes et les laisse partie d'une confédération anglaise;

ou, s'ils en sont capables en effectuant une séparation seuls (sans aide) pour ainsi ou bien se fondre dans l'Union américaine ou bien maintenir pendant quelques années un misérable semblant de faible indépendance qui les exposerait plus que jamais à l'intrusion de la population environnante. ( ... )


HOPELESS INFERIORITY

Et cette nationalité canadienne française, en est-elle une que, pour le simple avantage de ce peuple, nous devrions chercher à perpétuer, même si c'était possible?

Je ne connais pas de distinctions nationales marquant et continuant une infériorité plus désespérée.

La langue, les lois et le caractère du continent nord-américain sont anglais; et toute autre race que la race anglaise (j'applique ce mot à tous ceux qui parlent la langue anglaise) y apparaît dans un état d'infériorité.

C'est pour les tirer de cette infériorité que je désire donner aux Canadiens notre caractère anglais. Je le désire dans l'intérêt des classes instruites que les distinctions de langue et de matières tiennent séparés du grand Empire auquel elles appartiennent. ( ... )

Je désire la fusion encore plus dans l'intérêt des classes inférieures.

Leur état actuel d'une rudimentaire et égale aisance se détériore rapidement sous la poussée de la population à l'intérieur des étroites limites dans lesquelles elles sont renfermées.

Si ces gens essaient d'améliorer leur condition, en s'étendant sur le pays environnant, ils se trouveront nécessairement de plus en plus mêlés à une population anglaise;

s'ils préfèrent rester sur place, la plus grande partie parmi eux deviendront des manœuvres à l'emploi des capitalistes anglais.

Dans l'un ou l'autre cas, il semblerait que la grande masse des Canadiens français soit condamnée, jusqu'à un certain point, à occuper une position inférieure et à dépendre des Anglais pour l'emploi. ( ... )

Aucune population ne s'est accrue par les simples naissances, aussi rapidement que ne l'a fait celle des Canadiens français depuis la conquête.

A cette époque, leur nombre était évalué à 60,000; on suppose maintenant qu'il s'élève à plus de sept fois autant.

Il n'y a pas eu d'augmentation proportionnelle ni dans la mise en culture du sol ni dans la production des terres déjà cultivées;

et l'on a pourvu en grande partie à l'accroissement démographique par la simple subdivision répétée des propriétés. (... )

Les plaintes de détresse sont constantes et la détérioration de la condition d'une grande partie de la population est admise de toutes parts.

Un peuple placé dans une pareille situation doit changer son mode de vie. ( ... )

Ils sont un peuple sans histoire et sans littérature.


UNE ANGLICISATION PROGRESSIVE

La langue anglaise gagne du terrain comme le fera naturellement la langue des riches et des employeurs de main-d'œuvre. ( ... )

Il doit s'écouler, comme de raison, beaucoup de temps avant que le changement de langue puisse s'étendre à tout un peuple;

et la justice comme la saine politique demandent également que tant que le peuple continuera à faire usage de la langue française, son Gouvernement ne prenne pas, pour lui imposer la langue anglaise, des moyens qui, de fait, priveraient la grande masse de la société de la protection des lois.

Mais, je répète que le changement du caractère de la Province doit être immédiatement entrepris et poursuivi avec fermeté quoique avec ménagement;

que dans tout plan qui sera adopté pour l'administration future du Bas-Canada le premier objectif doit être d'en faire une Province anglaise;

et que, avec cette fin en vue, l'influence dominante ne soit jamais de nouveau placé en d'autres mains que celles d'une population anglaise.

( ... ) Le Bas-Canada doit être gouverné maintenant, comme il doit l'être à l'avenir, par une population anglaise.


UNE UNION FEDERALE OU LEGISLATIVE

Dès mon arrivée au Canada, je penchais fortement en faveur du projet d'une union fédérale, ( ... )

Je pensais que ce serait la tendance d'une fédération, sanctionnée et consolidée par un Gouvernement monarchique, de devenir graduellement une union législative complète;

et qu'ainsi, tout en gagnant les Français du Bas-Canada en leur laissant le gouvernement de leur propre province et de leur propre législation intérieure, je pourvoirais à la protection des intérêts britanniques grâce au gouvernement général et à la transition graduelle des Provinces en une société unie et homogène.

Mais la période de transition graduelle est passée dans le Bas-Canada. ( ... )


THE WORKING OF NATURAL CAUSES

Il ne faut pas non plus attendre de coopération d'une législature dont la majorité représenterait les habitants français de ce pays.

Je crois qu'on ne peut rétablir la tranquillité qu'en assujettissant la Province à la domination vigoureuse d'une majorité anglaise et que le seul gouvernement efficace serait celui qui serait formé par une union législative.

Si la population du Haut-Canada est exactement estimée à 400,000, les habitants anglais du Bas-Canada à 150,000 et les Français à 450,000, l'union des deux Provinces ne donnerait pas seulement une majorité anglaise absolue mais une majorité qui s'accroîtrait chaque année sous l'influence de l'émigration anglaise;

et je ne doute guère que les Français, une fois placés en minorité par le cours légitime des événements et par le fonctionnement de causes naturelles, abandonneraient leurs vaines espérances de nationalité. ( ... )

Mais convaincu que des fins aussi désirables seraient obtenues par l'Union législative des deux Provinces, je suis porté à aller plus loin et à me demander si tous ces objectifs ne seraient pas atteints plus sûrement en étendant cette Union législative à toutes les Provinces britanniques de l'Amérique du Nord;

et si les avantages que je prévois pour deux d'entre elles ne pourraient pas et ne devraient pas en justice s'étendre à toutes.

Une telle union trancherait sur-le-champ et d'une manière décisive la question des races;

elle permettrait à toutes les Provinces de coopérer à tous les buts communs et, par-dessus tout, elle formerait un peuple grand et puissant, qui posséderait les moyens de s'assurer un bon gouvernement "responsable" pour lui-même et qui, nous la protection de l'Empire britannique, pourrait en une certaine mesure contrebalancer l'influence prépondérante et croissante des Etats-Unis sur le continent américain.



Source: Le Boréal Express Volume 3, P 560, 561, les Éditions Le Boréal Express Ltée.




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