Chutesurletrottoircorp
Chute sur le trottoir et blessure corporelle.
Je marchais sur le trottoir et j’ai perdu pied sur une
plaque de glace et ce faisant je me suis blessé sérieusement au dos et je
voudrais savoir si je peux poursuivre la ville pour qu’elle me dédommage.
Oui, vous pouvez poursuivre la
ville pour qu’elle vous dédommage. En effet, il s’agit d’un préjudice physique
subit à la suite d’une chute sur un trottoir et cela démontre qu’il y a eu un
manque d'entretien du trottoir par la ville. Cependant, il est essentiel qu’il
existe un lien direct entre le dommage que vous avez subit et le manque
d’entretien du trottoir pour que la responsabilité de cette dernière soit
reconnue. Vous devrez établir devant le tribunal que ledit accident a été causé
par négligence ou faute de la ville et ce faisant le tribunal tiendra compte
des conditions climatiques qui prévaudraient à ce moment là.
Ce que vous devez faire pour
réclamer les dommages :
D’abord vous
devriez donner un
avis écrit au greffier de la ville de votre intention de
réclamer ces dommages, cet avis n'est cependant pas obligatoire;
vous pourriez aller directement devant les tribunaux.
Si vous envoyez l'avis, il devra mentionner, votre nom, prénom,
votre occupation, votre adresse,
la cause du dommage, la date et l’endroit où s’est
produit l’incident et les
détails de ce qui est réclamé. Par la suite, si la
ville refuse de vous
indemniser, vous pourriez intentez un recours devant les tribunaux. Il
importe
de mentionner que, puisque nous sommes en présence d’un
dommage corporel,
vous aurez trois ans pour intenter une action en dommages-intérêts contre la ville. Il serait cependant conseillé
d’agir dans les plus brefs délais.
Articles de lois:
L'article 585 de la L.C.V.
qui prévoyait, et prévoit toujours, ce qui suit:
"585. 1. Si une personne prétend s'être infligée, par suite d'un
accident, des blessures corporelles, pour lesquelles elle se propose de
réclamer de la municipalité des dommages-intérêts, elle doit, dans les quinze
jours de la date de tel accident, donner ou faire donner un avis écrit au
greffier de la municipalité de son intention d'intenter une poursuite, en
indiquant en même temps les détails de sa réclamation et l'endroit où elle
demeure, faute de quoi la municipalité n'est pas tenue à des dommages-intérêts
à raison de tel accident, nonobstant toute disposition de la loi à ce
contraire.
2. Dans le cas de réclamations pour dommages à la propriété mobilière ou
immobilière, un avis semblable doit aussi être donné au greffier de la
municipalité dans les quinze jours, faute de quoi la municipalité n'est pas
tenue de payer des dommages-intérêts, nonobstant toute disposition de la loi.
3. Aucune telle action ne peut être intentée avant l'expiration de quinze
jours de la date de la signification de cet avis.
4. Le défaut de donner l'avis ci-dessus ne prive pas cependant la personne
victime d'un accident de son droit d'action, si elle prouve qu'elle a été
empêchée de donner cet avis pour des raisons jugées suffisantes par le juge ou
par le tribunal.
( . . . )
5. Aucune action en réclamation de dommages n'est recevable à moins
qu'elle ne soit intentée dans les six mois qui suivent le jour où l'accident
est avisé, ou le jour où le droit d'action a pris naissance."
Les articles 2930 et 2925 du C.C.Q. prévoient ce qui suit:
"2930. Malgré toute disposition contraire, lorsque l'action est fondée
sur l'obligation de réparer le préjudice corporel causé à autrui, l'exigence de
donner un avis préalable à l'exercice d'une action, ou d'intenter celle-ci dans
un délai inférieur à trois ans, ne peut faire échec au délai de prescription
prévu par le présent livre."
"2925. L'action
qui tend à faire valoir un droit personnel . . . et dont le délai de
prescription n'est pas autrement fixé se prescrit par trois ans."
Avis
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